SOMMAIRE
Notre
capacité réelle de recherche est masquée par l’éparpillement
de nos chercheurs au sein des divers organismes subventionnaires et
l’appropriation de nos efforts par d’autres secteurs. Nous avons identifié
232 chercheurs subventionnés par différents organismes
sur une période de quatre ans pour un total de 56.5 millions,
ou environ 14 million par année, soit 17.5$ millions du CRM,
22.6$ millions du CRSNG, 9.8$ millions de divers autres organismes et
6.5$ millions en bourses.
La
création d’un institut en vision est le seul moyen de combler
les attentes de 10% de la population canadienne; les handicapés
visuels et les aveugles. Nos objectifs sont importants; nous devons
rassembler nos chercheurs, déterminer des priorités et
enrayer les dédoublements, en d’autres mots, nous devons assurer
une saine gestion des fonds publics. Si nous voulons créer un
institut en vision et développer des projets avec nos collègues
du U.S. National Eye Institut (NEI), nous ne pouvons perdre de vue ces
objectifs. La recherche est la pierre angulaire d’accès à
la connaissance et à l’enseignement et donc par conséquent
à la formation des meilleurs dispensateurs de soins possibles.
Nous
avons la structure nécessaire pour remplir les conditions spécifiques
de l’ICRS et croyons que la qualité de nos effectifs justifie
notre requête pour un Institut de la Vision. La création
d’un Institut de la Vision est le seul moyen de rassembler nos chercheurs
afin qu’ils puissent se consacrer à des projets en collaboration
couvrant le spectre complet de la recherche en santé de la vision
1ère
PARTIE: ANALYSE DE LA SITUATION
1 - CAPACITÉ DE RECHERCHE EN VISION
La définition
actuelle de notre capacité de recherche est ridiculement inadéquate.
Sur le lot de chercheurs subventionnés par divers organismes
incluant, entre autres, le CSRNG un important collaborateur, seul
une portion de ceux subventionnés par le CRM furent dénombrés.
Nous avons analysé la situation et pouvons démontrer
que dans les faits, notre capacité de recherche est beaucoup
plus importante.
Méthodologie
de recherche
Nous prenons
pour acquis que la structure de l’ICRS sera telle que tous les efforts
de recherche seront administrés par les trois Conseils qui le
composent et que la capacité de recherche des différents
secteurs sera définie selon les subventions provenant de tous
les Conseil. Cette prémisse est d’autant plus importante dans
le secteur de la vision alors que le CSRNG subventionne presque deux
fois plus de chercheurs que le CRM.
Puisque
le secteur de la vision n’a jamais été classifié
selon des critères distinctifs et n’a jamais été
évalué par un, ou des comités spécifiques,
il est essentiel de consulter toutes les banques de données disponibles
afin de définir la capacité de recherche réelle.
Nous avons lancé des recherches par département, par discipline,
par technique de recherche, par mot clé et par subvention en
prenant soin de vérifier si le titre de la subvention avait un
rapport direct avec la recherche en vision. Il est intéressant
de noter que, dans le cas des recherches par mot clé, les résultats
obtenus diffèrent selon la langue utilisée.
Il
est d’autant plus difficile d’évaluer notre réelle capacité
de recherche alors que les subventions versées par le CSRNG ne
sont pas inscrites dans la banque de données du MRC, le Automated
Health Research Information System (AHRIS), et vice versa. De plus,
les divers organismes subventionnaires n’utilisent pas les même
méthodes de budgétisation; les subventions du CRM sont
réparties selon des années fiscales variables et celles
du CSRNG selon des périodes annuelles fixes.
Nous
avons défini notre capacité de recherche en nous basant
sur les montants inscrits dans les tableaux d’allocations annuelles
du CSRNG et sur les informations puisées dans le AHRIS et dans
des documents publiés par l’Institut Canadien des Aveugles. Nous
avons retenus toutes les subventions dont le titre avait un rapport
direct avec le secteur de la vision, toutes disciplines et catégories
confondues.
Les
fonds étant généralement alloués pour une
période définie, nous avons choisi d’évaluer les
subventions versées sur des périodes de quatre ans. Pour
les raisons décrites plus haut, nous avons présenté
les données du AHRIS et du CSRNG séparément. N’ayant
trouvé aucune information sur les subventions versées
par le CSRNG de 1993 à 1995, nous avons, pour des fins de comparaison,
utilisé la valeur moyenne des subventions multipliée par
le nombre minimum de chercheurs subventionnés au cours d’une
année Toutes les sources utilisées sont présentées
en annexe, mais seules les conclusions générales seront
détaillées dans le présent texte.
Résultats
Chercheurs
subventionnés par le CRM
Selon
les données puisées dans le AHRIS, le CRM a subventionné
79 chercheurs par année sur une période de 4 ans.
Au cours de cette période de 4 ans, des fonds d’opération
pour une valeur totale de 14 191 221.00$ ont été versés.
Ces chercheurs ont de plus obtenus des subventions de groupe et ce,
en tant que chercheur principal, pour un montant de 3 336 210.00$. Le
total des subventions versées est donc de 17 527 431.00$.
(Tableau 1 et Figure
1)
Chercheurs
subventionnés par le CSRNG
Nous avons
identifié 141 chercheurs subventionnés par le CSRNG. Les
statistiques couvrent la période 1996 à 1999. Des fonds
d’opération pour un montant total de 22 638 765.00$ ont été
versés. Seulement 17 chercheurs ont reçus des subventions
et du CRM et du CSRNG. Les calculs utilisés sont expliqués
dans les tableaux 2 et
3.
Autres
sources de financement
Pour la période 1993-94 à 1996-97, approximativement
58 chercheurs ont reçus des subventions d’autres organismes pour
un montant total de 9 800 945.00$. Ces organismes, dont le FRSQ et la
Fondation RP, sont tous reconnus par le CRM et classés dans le
AHRIS. (tableau 4)
Bourses
d'études et de formation
Nous avons
aussi calculé les bourses décernées aux étudiants
travaillant sous la supervision de chercheurs œuvrant dans le secteur
de la vision. Au cours de la même période de 4 ans, 125
bourses d’une valeur totale de 2 313 464.00$ ont été décernées
par le CRM, à ces bourses s’ajoutent les 142 décernées
par d’autres organismes pour une valeur totale 2 313 464.00$. (tableau
5)
Sommaire
des subventions versées pour la recherche en vision
Au total,
les organismes publics et privés ont versé des fonds d’opération
à 232 chercheurs pour une valeur totale de 49 967 141.00$ Nous
pouvons ajouter à ceci, les bourses allouées aux étudiants,
soit 267 bourses pour une valeur totale de 6 573 849.00$. Le montant
total des subventions versées se chiffre donc à 56 540
990.00$ (Figure
1).
VISION
RESEARCH GRANTS: 4 YEARS
Summary
| TOTAL
$ OPERATING GRANTS |
|
|
|
NUMBER
OF
INVESTIGATORS |
| MRC |
17
527 431 |
|
|
(79) |
| NSERC |
22
638 765 |
|
|
(141) |
| total |
40
166 196 |
|
|
|
| OTHERS |
|
9
800 945 |
|
(58) |
| total |
|
49
967 141 |
|
|
| FELLOWSHIPS |
|
|
|
|
| MRC |
|
|
2
313 464 |
|
| OTHERS |
|
|
4
260 385 |
|
| TOTAL |
|
|
$56
540 990 |
|
Fig.
1
2 - IMPACTS DES MALADIES ET PROBLEMES DE LA
VISION SUR
LA POPULATION CANADIENNE
La
perte de vision au Canada
Tous les
Canadiens devraient s’intéresser à ce document. Les statistiques
sont inquiétantes; au Canada 3 millions de personnes souffrent
de problèmes de la vision. Une personne sur dix est handicapé
visuellement, aveugle ou en voie de le devenir. Les conséquences
sont lourdes, les personnes atteintes sont écartés de
plusieurs emplois et ne peuvent se prévaloir d’un permis de conduire.
A tous les ans, 10 000 nouvelles personnes se déclarent aveugles
auprès de l’Institut Canadiens des Aveugles et les chiffres ne
cessent d’augmenter. Aujourd’hui nous pouvons, grâce aux nouvelles
technologies, traiter les erreurs de réfractions sévères
dont souffrent un tiers de la population.
Les
maladies de l’œil et du système oculaire sont héréditaires
ou dégénératives et augmentent avec l’âge.
Il est facile de comprendre l’impact de ces maladies sur une population
vieillissante. (Figure 2)
PREVALENCE
OF VISION LOSS IN CANADA
93 000 legally blind
2 100 000 cases of visual incapacity
930 000 Monophtalms (1 eye only)
Total of over 3 million ( 1 in 10 ) severely affected Canadians
|
Fig.
2
3
- UN NOUVEAU MANDAT POUR LES ORGANISMES DE RECHERCHE
Le
gouvernement reconnaît que les organismes de recherche en santé
doivent réorienter leurs efforts. Il insiste que les projets
mis de l’avant soient en collaboration et inclusifs et que tous les
gens impliqués dans la santé puissent y jouer un rôle.
Ce sont les mandats spécifiques de l’ICRS et les conditions requises
pour la continuation de son financement.
4
- UNE FONDATION VOUEE A LA PROMOTION DE LA RECHERCHE EN SANTE DE LA
VISION
Le
Conseil de la Recherche en Santé de la Vision (CRSV), une première
au Canada, est une fondation privée entièrement vouée
à la promotion de la recherche en santé de la vision.
Il représente les chercheurs œuvrant dans les multiples secteurs
liés à la vision. Le CRSV est supporté par plus
de 600 intervenants en recherche en vision au Canada et a l’appui d’administrateurs
de groupes de recherche, de groupes de patients, de l’industrie et de
fondations privées.
Le
CRVS a mis sur pied le Projet Vision de l’ICRS qui vise à présenter
un projet démontrant le besoin d’un Institut en vision dans le
cadre du support à la campagne pour l’obtention de l’ICRS. (Figure
3)
Board
of Governors VHRC
Patients:
the Canadian National Institute for the Blind (CNIB), the
National Coalition for Vision Health (NCVH),
Care
providers: the Canadian Association of Optmetrists (CAO)
the Canadian Ophthalmological Society (COS),
Academia:
the Association of Canadian University Professors of Ophthalmology
(ACUPO), and the Schools of Optometry of Montréal and
Waterloo,
Private
Foundations: the Baker Foundation, la Fondation des Maladies
de l'Oeil, the RP Foundation, and the Sherbrooke Symposium Foundation,
Industry:
Medical Devices Canada (MEDEC), MD Management
Investigators:;
the Medical Research Council (MRC), and the Réseau de
Recherche en Santé de la Vision du Fonds de recherche
en santé du Québec (FRSQ) and finally. VHRC has
mobilised 600 canadian investigators and collaborating members.
|
Fig.
3
2e
PARTIE : POURQUOI UN INSTITUT EN VISION?
1
- RAISONS SCIENTIFIQUES
L’éparpillement
de la recherche en vision
La qualité
de nos effectifs est handicapée par l’incroyable l’éparpillement
de nos efforts de recherche. Nous avons dressé l’inventaire de
notre capacité de recherche et avons identifié des chercheurs
dans 96 différents départements et écoles dans
31 universités et institutions, œuvrant dans 27 disciplines à
travers le Canada. Seule la création d’un institut de la Vision
nous permettra de rassembler nos chercheurs, de prévenir les
dédoublements, de bien définir nos priorités et
de promouvoir des projets de recherche en collaboration qui couvrent
le spectre complet de la recherche en santé de la vision. (Voir
tableau 6)
La
détermination de priorités à l'échelle nationale
Aucune
source de financement n'est inépuisable. Selon le mandat de l’ICRS,
les priorités seront déterminées en fonction des
travaux de recherche initiés par les investigateurs (recherche
libre). Sans la création d’un Institut de la Vision, ce mode
de détermination des priorités est impensable pour le
secteur de la vision : le type de contribution demandée par l’ICRS
n'aura ni cible ni structure.
Il
n'est pas dans les meilleurs intérêts de la Santé
en Vision que les priorités soient déterminées
de façon libre par les diverses disciplines sans être chapeautées
par un Institut. Dans un tel cas, les priorités ne feraient que
servir les intérêts scientifiques de chaque discipline
ainsi que leur capacité de financement individuelle.
Dichotomie
du conseil
Dans le
meilleur des scénarios, les conseils conserveront une certaine
indépendance durant la période de transition, seules les
priorités d’ordre national seront attribuées par l’Institut.
Une portion de ces budgets distincts pourrait être attribuée
à la " Recherche Orientée sur les Priorités " et
allouées selon des critères de pertinence aux priorités
nationales. Les organismes privés pourraient utiliser ces mêmes
critères de pertinence pour l’allocation des fonds. Il faut souligner
que les critères de pertinence pourront être adéquatement
définis seulement si les efforts de recherche en vision sont
concentré dans un Institut.
Contrôle
de la redondance et de la pertinence
Si la
recherche en vision est subventionnée par divers organismes et
comités nous risquons fort de devoir composer avec la redondance
et le manque de pertinence avec les vrais priorité Les secteurs
les plus articulés dominent toujours, créant ainsi des
écarts au niveau du développement des différents
secteurs. En encore une fois, seule la création d’un Institut
peut palier à ces problèmes.
La
spécificité de la recherche en vision
Si la
vision est incorporée dans un autre Institut, les problèmes
spécifiques tels les cataractes, la cicatrisation cornéenne
et le glaucome recevront seulement l’attention qu’ils méritent
si le secteur de la vision y est équitablement représenté
et ceci est fort invraisemblable. Seul un Institut de la Vision pourra
accorder l’importance nécessaire aux problèmes et pathologies
de la vision.
Le
rapatriement des chercheurs su sein d'un institut de la vision
L'exode
des cerveaux
Les chercheurs
s’associent avec les départements qui exercent un pouvoir important
auprès des organismes subventionnaires et ce pouvoir appartient
aux gros départements. A titre d’exemple, les départements
d’ophtalmologie ont perdu des joueurs importants au profit d’autres
spécialités. Le secteur de l’ophtalmologie a perdu le
pouvoir de recruter des chercheurs à un point tel que sa vitalité
intellectuelle est épuisée. La recherche en vision doit
inclure les dispensateurs de soins afin de générer l’intérêt
et les contacts nécessaires à sa survie. Ce scénario
sera possible seulement si les organismes subventionnaires appuient
les dispensateurs de soins afin qu’ils retrouvent la place qui leur
est due.
Les
instituts, et leur répartition, seront virtuels, nous n’entrevoyons
donc pas des changements massifs au niveau des affiliations départementales.
Les chercheurs seront relocalisés selon des critères de
productivité optimale et ce, au meilleur profit de tous. Le remaniement
du mode financement devrait produire les effets souhaités. Les
affiliations entre chercheurs de différents Instituts et la Recherche
Initiée par les Chercheurs seront des éléments
stabilisateurs.
La
clé pour favoriser des collaborations inter-institutionnelles
De par
sa définition, la vision est une spécialité à
multiples facettes couvrant à peu près tous les aspects
cliniques et physiologiques, de la chirurgie à la génétique.
Afin de mettre de l’avant des projets en collaboration et multidisciplinaires
qui respectent le modèle de l’ICRS, la secteur de vision doit
avoir un Institut de Recherche autonome
Un
Institut en Vision ne s’intéresse pas à un organe ou à
une maladie en particulier, mais plutôt au spectre complet de
la recherche en santé. La vision s’intéresse à
des questions d’ordre humanitaires et à l’impact socio-économique
des tranches de population aveugles ou handicapées. Ces questions
doivent faire partie des priorités d’ordre nationale et être
adressées aux chercheurs œuvrant dans disciplines sociales et
humanitaires.
2
- L’IMPACT STRATEGIQUE DE LA RECHERCHE EN VISION.
Un
monde visuel
Nous vivons
de plus en plus dans un monde visuel, envahis par la technologie vidéo.
Entourés d’écrans, nous comptons de plus en plus sur nos
aptitudes de perception visuelle. Les instruments avec lesquels nous
travaillerons exigeront des aptitudes visuelles de plus en plus grandes.
A titre d’exemple pensez aux pilotes qui conduisent leur jets à
la vitesse Mach 3 ou encore à ceux qui pilotent des hélicoptères
la nuit. Pour faire face à toutes ces nouvelles technologies,
nous devrons réinventer la physiologie de l’apprentissage visuel,
des mouvements oculaires, de la perception, de la reconnaissance visuelle
et de bien d’autres paramètres. Pour ce faire, nous devrons concentrer
nos efforts et développer des projets de collaboration touchant
des domaines encore inexplorés. Tout ceci sera possible seulement
dans le cadre d’un Institut de Recherche en Vision
La
télémédecine
La télé-médecine,
une technologie nécessaire dans un pays aussi vaste que le nôtre,
offre la possibilité de consulter des patients à distance
et de poser un diagnostic. Cette technologie de l’avenir pour le secteur
de la vision est déjà utilisée avec succès
dans d’autres pays comme l’Australie. Le développement de cette
nouvelle technologie sera assuré par les dispensateurs de soins
en collaboration avec d’autres spécialistes, mais sera possible
seulement dans le cadre d’un Institut de Recherche en Vision
3
- L’IMPACT SUR LA RECHERCHE CLINIQUE
Épidémiologie
clinique
Nous n’avons
pas de réelles statistiques sur les pathologies de la vision
En règle générale, nous transposons les données
américaines de façon proportionnelle à notre population.
Il est important de noter que les différences entre nos populations
sont importantes puisque nos populations autochtones et nos origines
diffèrent.
Évaluation
des nouvelles technologies
N’ayant
aucune structure en place pour évaluer les nouvelles technologies,
nous avons été victimes du même type d’abus dont
souffrent les pays du tiers monde en matière de promotion et
d’utilisation de nouveaux instruments et de nouvelles technologies.
Seule une structure de recherche nationale fiable pourra nous donner
les moyens d’agir et la crédibilité voulue pour imposer
nos conclusions.
Communications
Seule
une structure de recherche nationale nous permettra de créer
un réseau de communications qui répondra aux besoins des
chercheurs dispersée à travers notre vaste pays. Sans
ce réseau de communication, nous ne pourrons rassembler la masse
critique requise pour la recherche clinique.
4
- IMPACT SUR LA FORMATION DES DISPENSATEURS DE SOINS
La
recherche c’est plus que la quête d’information, c’est un état
d’esprit et le moteur des gens créatifs.
La
recherche au sein des universités
Les départements
qui n’offrent pas de facilités de recherches et qui ne font pas
les efforts requis au niveau de recrutement sont voués à
l’échec. Dans le secteur de la vision il est d’autant plus difficile
de créer un milieu propice à la recherche alors que d’autres
secteurs s’approprient les fonds et les candidats. La création
d’un Institut de la vision pourrait palier à ce problème.
La
recherche et la formation des intervenants en santé
La recherche
est la pierre angulaire d’accès à la connaissance et à
l’enseignement et donc par conséquent à la formation des
meilleurs dispensateurs de soins possibles. Nous n’avons qu’à
regarder l’impact d’une faculté ou d’une école sur une
petite ville pour comprendre que le niveau de qualité des soins
est plus élevé.
5
- IMPACT SUR NOS RELATIONS AVEC LE NEI
Dans
les années soixante le US National Institut of Health
(NIH), comprenant l’importance et la pertinence de regrouper la recherche
en vision au sein d’un seul institut, créa le National Eye
Institute (NEI). A cause de notre système de santé,
le NIH et le NEI considèrent que la recherche en vision au Canada
a une vocation particulière. Nous collaborons actuellement quel
que peu avec le NEI, mais il est clair que seule la création
d’un Institut en Vision nous permettra d’élaborer des projets
spécifiques avec le NEI.
ARVO
La Association
for Research in Vision and Ophthalmology (ARVO), une association américaine
composée de cliniciens et de fondamentalistes dont 400 canadiens,
appuie notre demande pour un Institut de la Vision.
Lors
du dernier congrès ARVO, plus de 220 papiers et posters canadiens
furent présentés et un simple couriel a rassemblé
100 chercheurs canadiens pour une assemblée spéciale.
CONCLUSIONS
Inventer
le futur
Le conseil
intérimaire de l’ICRS ne doit pas se contenter de réaménager
le passé, il doit apporter un souffle nouveau à la recherche
en santé de la vision. Il est évident que les administrateurs
et académiciens œuvrant dans le domaine de la vision n’ont pas
réussi à démontrer notre réelle capacité
de recherche et que les organisations privées et fondations n’ont
pas déployé les efforts nécessaires pour sensibiliser
la population canadienne aux problèmes de santé reliés
à la vision.
Nous
espérons avoir clairement démontré que le statut
actuel de la recherche en vision est inacceptable et que le renouveau
innovateur attendu de l’ICRS ne sera pas un simple couronnement du passé.
Table 1 - MEDICAL RESEARCH COUNCIL GRANTS
| |
|
93-94 |
94-95 |
95-96 |
96-97 |
TOTAL |
| PERSONAL
OPERATING GRANTS |
|
|
|
|
|
|
| |
n.
GRANTS |
58 |
63 |
76 |
79 |
276 |
| |
Grants
$ |
3
604 039 |
3
130 691 |
3
828 121 |
3
628 370 |
14
191 221 |
| COLLABORATIVE
GRANTS |
|
|
|
|
|
|
| |
n.
GRANTS |
8 |
4 |
9 |
8 |
27 |
| |
Grants
$ |
638
931 |
543
571 |
834
100 |
1
319 608 |
3
336 210 |
| TOTAL |
|
|
|
|
|
|
| |
n.
GRANTS |
64 |
67 |
85 |
87 |
303 |
| |
Grants
$ |
4
242 970 |
3
674 262 |
4
662 221 |
4
947 978 |
17
527 431 |
Table
1: Number of GRANTS and sums funded by MRC per fiscal year.
Refer to Annex , MRC Operating Grants for full disclosure of Grants.
(Source AHRIS )
Table
2 - NSERC OPERATING GRANTS
| |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
| n.
Grants |
35 |
105 |
32 |
40 |
| Grants
$ |
827
316 |
3
545 072 |
829
463 |
1
155 359 |
Table
2: Number of investigators and amounts funed by NSERC annually.
Refer to Annex, NSERC Operating Grants for full disclosure of Grants.
(Source: NSERC )