Archives

Capacité de Recherche en Vision pour la Création d'un Institut en Vision

SOMMAIRE

Notre capacité réelle de recherche est masquée par l’éparpillement de nos chercheurs au sein des divers organismes subventionnaires et l’appropriation de nos efforts par d’autres secteurs. Nous avons identifié 232 chercheurs subventionnés par différents organismes sur une période de quatre ans pour un total de 56.5 millions, ou environ 14 million par année, soit 17.5$ millions du CRM, 22.6$ millions du CRSNG, 9.8$ millions de divers autres organismes et 6.5$ millions en bourses.

La création d’un institut en vision est le seul moyen de combler les attentes de 10% de la population canadienne; les handicapés visuels et les aveugles. Nos objectifs sont importants; nous devons rassembler nos chercheurs, déterminer des priorités et enrayer les dédoublements, en d’autres mots, nous devons assurer une saine gestion des fonds publics. Si nous voulons créer un institut en vision et développer des projets avec nos collègues du U.S. National Eye Institut (NEI), nous ne pouvons perdre de vue ces objectifs. La recherche est la pierre angulaire d’accès à la connaissance et à l’enseignement et donc par conséquent à la formation des meilleurs dispensateurs de soins possibles.

Nous avons la structure nécessaire pour remplir les conditions spécifiques de l’ICRS et croyons que la qualité de nos effectifs justifie notre requête pour un Institut de la Vision. La création d’un Institut de la Vision est le seul moyen de rassembler nos chercheurs afin qu’ils puissent se consacrer à des projets en collaboration couvrant le spectre complet de la recherche en santé de la vision

1ère PARTIE: ANALYSE DE LA SITUATION


1 - CAPACITÉ DE RECHERCHE EN VISION

La définition actuelle de notre capacité de recherche est ridiculement inadéquate. Sur le lot de chercheurs subventionnés par divers organismes incluant, entre autres, le CSRNG un important collaborateur, seul une portion de ceux subventionnés par le CRM furent dénombrés. Nous avons analysé la situation et pouvons démontrer que dans les faits, notre capacité de recherche est beaucoup plus importante.

Méthodologie de recherche
Nous prenons pour acquis que la structure de l’ICRS sera telle que tous les efforts de recherche seront administrés par les trois Conseils qui le composent et que la capacité de recherche des différents secteurs sera définie selon les subventions provenant de tous les Conseil. Cette prémisse est d’autant plus importante dans le secteur de la vision alors que le CSRNG subventionne presque deux fois plus de chercheurs que le CRM.

Puisque le secteur de la vision n’a jamais été classifié selon des critères distinctifs et n’a jamais été évalué par un, ou des comités spécifiques, il est essentiel de consulter toutes les banques de données disponibles afin de définir la capacité de recherche réelle. Nous avons lancé des recherches par département, par discipline, par technique de recherche, par mot clé et par subvention en prenant soin de vérifier si le titre de la subvention avait un rapport direct avec la recherche en vision. Il est intéressant de noter que, dans le cas des recherches par mot clé, les résultats obtenus diffèrent selon la langue utilisée.

Il est d’autant plus difficile d’évaluer notre réelle capacité de recherche alors que les subventions versées par le CSRNG ne sont pas inscrites dans la banque de données du MRC, le Automated Health Research Information System (AHRIS), et vice versa. De plus, les divers organismes subventionnaires n’utilisent pas les même méthodes de budgétisation; les subventions du CRM sont réparties selon des années fiscales variables et celles du CSRNG selon des périodes annuelles fixes.

Nous avons défini notre capacité de recherche en nous basant sur les montants inscrits dans les tableaux d’allocations annuelles du CSRNG et sur les informations puisées dans le AHRIS et dans des documents publiés par l’Institut Canadien des Aveugles. Nous avons retenus toutes les subventions dont le titre avait un rapport direct avec le secteur de la vision, toutes disciplines et catégories confondues.

Les fonds étant généralement alloués pour une période définie, nous avons choisi d’évaluer les subventions versées sur des périodes de quatre ans. Pour les raisons décrites plus haut, nous avons présenté les données du AHRIS et du CSRNG séparément. N’ayant trouvé aucune information sur les subventions versées par le CSRNG de 1993 à 1995, nous avons, pour des fins de comparaison, utilisé la valeur moyenne des subventions multipliée par le nombre minimum de chercheurs subventionnés au cours d’une année Toutes les sources utilisées sont présentées en annexe, mais seules les conclusions générales seront détaillées dans le présent texte.

Résultats

Chercheurs subventionnés par le CRM
Selon les données puisées dans le AHRIS, le CRM a subventionné 79 chercheurs par année sur une période de 4 ans. Au cours de cette période de 4 ans, des fonds d’opération pour une valeur totale de 14 191 221.00$ ont été versés. Ces chercheurs ont de plus obtenus des subventions de groupe et ce, en tant que chercheur principal, pour un montant de 3 336 210.00$. Le total des subventions versées est donc de 17 527 431.00$.  (Tableau 1 et Figure 1)

Chercheurs subventionnés par le CSRNG
Nous avons identifié 141 chercheurs subventionnés par le CSRNG. Les statistiques couvrent la période 1996 à 1999. Des fonds d’opération pour un montant total de 22 638 765.00$ ont été versés. Seulement 17 chercheurs ont reçus des subventions et du CRM et du CSRNG. Les calculs utilisés sont expliqués dans les tableaux 2 et 3.

Autres sources de financement
Pour la période 1993-94 à 1996-97, approximativement 58 chercheurs ont reçus des subventions d’autres organismes pour un montant total de 9 800 945.00$. Ces organismes, dont le FRSQ et la Fondation RP, sont tous reconnus par le CRM et classés dans le AHRIS. (tableau 4)

Bourses d'études et de formation
Nous avons aussi calculé les bourses décernées aux étudiants travaillant sous la supervision de chercheurs œuvrant dans le secteur de la vision. Au cours de la même période de 4 ans, 125 bourses d’une valeur totale de 2 313 464.00$ ont été décernées par le CRM, à ces bourses s’ajoutent les 142 décernées par d’autres organismes pour une valeur totale 2 313 464.00$. (tableau 5)

Sommaire des subventions versées pour la recherche en vision
Au total, les organismes publics et privés ont versé des fonds d’opération à 232 chercheurs pour une valeur totale de 49 967 141.00$ Nous pouvons ajouter à ceci, les bourses allouées aux étudiants, soit 267 bourses pour une valeur totale de 6 573 849.00$. Le montant total des subventions versées se chiffre donc à 56 540 990.00$ (Figure 1).

VISION RESEARCH GRANTS: 4 YEARS
Summary

TOTAL $ OPERATING GRANTS NUMBER OF 
INVESTIGATORS
MRC 17 527 431     (79)
NSERC 22 638 765     (141)
total 40 166 196      
OTHERS   9 800 945   (58)
total   49 967 141    
FELLOWSHIPS
MRC     2 313 464  
OTHERS     4 260 385  
TOTAL     $56 540 990  

Fig. 1
 
2 - IMPACTS DES MALADIES ET PROBLEMES DE LA VISION
SUR LA POPULATION CANADIENNE

La perte de vision au Canada
Tous les Canadiens devraient s’intéresser à ce document. Les statistiques sont inquiétantes; au Canada 3 millions de personnes souffrent de problèmes de la vision. Une personne sur dix est handicapé visuellement, aveugle ou en voie de le devenir. Les conséquences sont lourdes, les personnes atteintes sont écartés de plusieurs emplois et ne peuvent se prévaloir d’un permis de conduire. A tous les ans, 10 000 nouvelles personnes se déclarent aveugles auprès de l’Institut Canadiens des Aveugles et les chiffres ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui nous pouvons, grâce aux nouvelles technologies, traiter les erreurs de réfractions sévères dont souffrent un tiers de la population.

Les maladies de l’œil et du système oculaire sont héréditaires ou dégénératives et augmentent avec l’âge. Il est facile de comprendre l’impact de ces maladies sur une population vieillissante. (Figure 2)

PREVALENCE OF VISION LOSS IN CANADA
93 000 legally blind 

2 100 000 cases of visual incapacity 

930 000 Monophtalms (1 eye only) 

Total of over 3 million ( 1 in 10 ) severely affected Canadians

Fig. 2

3 - UN NOUVEAU MANDAT POUR LES ORGANISMES DE RECHERCHE

Le gouvernement reconnaît que les organismes de recherche en santé doivent réorienter leurs efforts. Il insiste que les projets mis de l’avant soient en collaboration et inclusifs et que tous les gens impliqués dans la santé puissent y jouer un rôle. Ce sont les mandats spécifiques de l’ICRS et les conditions requises pour la continuation de son financement.
 
 

4 - UNE FONDATION VOUEE A LA PROMOTION DE LA RECHERCHE EN SANTE DE LA VISION

Le Conseil de la Recherche en Santé de la Vision (CRSV), une première au Canada, est une fondation privée entièrement vouée à la promotion de la recherche en santé de la vision. Il représente les chercheurs œuvrant dans les multiples secteurs liés à la vision. Le CRSV est supporté par plus de 600 intervenants en recherche en vision au Canada et a l’appui d’administrateurs de groupes de recherche, de groupes de patients, de l’industrie et de fondations privées.

Le CRVS a mis sur pied le Projet Vision de l’ICRS qui vise à présenter un projet démontrant le besoin d’un Institut en vision dans le cadre du support à la campagne pour l’obtention de l’ICRS. (Figure 3)

Board of Governors VHRC

Patients: the Canadian National Institute for the Blind (CNIB), the National Coalition for Vision Health (NCVH), 

Care providers: the Canadian Association of Optmetrists (CAO) the Canadian Ophthalmological Society (COS),

Academia: the Association of Canadian University Professors of Ophthalmology (ACUPO), and the Schools of Optometry of Montréal and Waterloo, 

Private Foundations: the Baker Foundation, la Fondation des Maladies de l'Oeil, the RP Foundation, and the Sherbrooke Symposium Foundation, 

Industry: Medical Devices Canada (MEDEC), MD Management 

Investigators:; the Medical Research Council (MRC), and the Réseau de Recherche en Santé de la Vision du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) and finally. VHRC has mobilised 600 canadian investigators and collaborating members.

Fig. 3

2e PARTIE : POURQUOI UN INSTITUT EN VISION?

1 - RAISONS SCIENTIFIQUES

L’éparpillement de la recherche en vision
La qualité de nos effectifs est handicapée par l’incroyable l’éparpillement de nos efforts de recherche. Nous avons dressé l’inventaire de notre capacité de recherche et avons identifié des chercheurs dans 96 différents départements et écoles dans 31 universités et institutions, œuvrant dans 27 disciplines à travers le Canada. Seule la création d’un institut de la Vision nous permettra de rassembler nos chercheurs, de prévenir les dédoublements, de bien définir nos priorités et de promouvoir des projets de recherche en collaboration qui couvrent le spectre complet de la recherche en santé de la vision. (Voir tableau 6)

La détermination de priorités à l'échelle nationale
Aucune source de financement n'est inépuisable. Selon le mandat de l’ICRS, les priorités seront déterminées en fonction des travaux de recherche initiés par les investigateurs (recherche libre). Sans la création d’un Institut de la Vision, ce mode de détermination des priorités est impensable pour le secteur de la vision : le type de contribution demandée par l’ICRS n'aura ni cible ni structure.

Il n'est pas dans les meilleurs intérêts de la Santé en Vision que les priorités soient déterminées de façon libre par les diverses disciplines sans être chapeautées par un Institut. Dans un tel cas, les priorités ne feraient que servir les intérêts scientifiques de chaque discipline ainsi que leur capacité de financement individuelle.

Dichotomie du conseil
Dans le meilleur des scénarios, les conseils conserveront une certaine indépendance durant la période de transition, seules les priorités d’ordre national seront attribuées par l’Institut. Une portion de ces budgets distincts pourrait être attribuée à la " Recherche Orientée sur les Priorités " et allouées selon des critères de pertinence aux priorités nationales. Les organismes privés pourraient utiliser ces mêmes critères de pertinence pour l’allocation des fonds. Il faut souligner que les critères de pertinence pourront être adéquatement définis seulement si les efforts de recherche en vision sont concentré dans un Institut.

Contrôle de la redondance et de la pertinence
Si la recherche en vision est subventionnée par divers organismes et comités nous risquons fort de devoir composer avec la redondance et le manque de pertinence avec les vrais priorité Les secteurs les plus articulés dominent toujours, créant ainsi des écarts au niveau du développement des différents secteurs. En encore une fois, seule la création d’un Institut peut palier à ces problèmes.

La spécificité de la recherche en vision
Si la vision est incorporée dans un autre Institut, les problèmes spécifiques tels les cataractes, la cicatrisation cornéenne et le glaucome recevront seulement l’attention qu’ils méritent si le secteur de la vision y est équitablement représenté et ceci est fort invraisemblable. Seul un Institut de la Vision pourra accorder l’importance nécessaire aux problèmes et pathologies de la vision.

Le rapatriement des chercheurs su sein d'un institut de la vision

L'exode des cerveaux
Les chercheurs s’associent avec les départements qui exercent un pouvoir important auprès des organismes subventionnaires et ce pouvoir appartient aux gros départements. A titre d’exemple, les départements d’ophtalmologie ont perdu des joueurs importants au profit d’autres spécialités. Le secteur de l’ophtalmologie a perdu le pouvoir de recruter des chercheurs à un point tel que sa vitalité intellectuelle est épuisée. La recherche en vision doit inclure les dispensateurs de soins afin de générer l’intérêt et les contacts nécessaires à sa survie. Ce scénario sera possible seulement si les organismes subventionnaires appuient les dispensateurs de soins afin qu’ils retrouvent la place qui leur est due.

Les instituts, et leur répartition, seront virtuels, nous n’entrevoyons donc pas des changements massifs au niveau des affiliations départementales. Les chercheurs seront relocalisés selon des critères de productivité optimale et ce, au meilleur profit de tous. Le remaniement du mode financement devrait produire les effets souhaités. Les affiliations entre chercheurs de différents Instituts et la Recherche Initiée par les Chercheurs seront des éléments stabilisateurs.

La clé pour favoriser des collaborations inter-institutionnelles
De par sa définition, la vision est une spécialité à multiples facettes couvrant à peu près tous les aspects cliniques et physiologiques, de la chirurgie à la génétique. Afin de mettre de l’avant des projets en collaboration et multidisciplinaires qui respectent le modèle de l’ICRS, la secteur de vision doit avoir un Institut de Recherche autonome

Un Institut en Vision ne s’intéresse pas à un organe ou à une maladie en particulier, mais plutôt au spectre complet de la recherche en santé. La vision s’intéresse à des questions d’ordre humanitaires et à l’impact socio-économique des tranches de population aveugles ou handicapées. Ces questions doivent faire partie des priorités d’ordre nationale et être adressées aux chercheurs œuvrant dans disciplines sociales et humanitaires. 

2 - L’IMPACT STRATEGIQUE DE LA RECHERCHE EN VISION.

Un monde visuel
Nous vivons de plus en plus dans un monde visuel, envahis par la technologie vidéo. Entourés d’écrans, nous comptons de plus en plus sur nos aptitudes de perception visuelle. Les instruments avec lesquels nous travaillerons exigeront des aptitudes visuelles de plus en plus grandes. A titre d’exemple pensez aux pilotes qui conduisent leur jets à la vitesse Mach 3 ou encore à ceux qui pilotent des hélicoptères la nuit. Pour faire face à toutes ces nouvelles technologies, nous devrons réinventer la physiologie de l’apprentissage visuel, des mouvements oculaires, de la perception, de la reconnaissance visuelle et de bien d’autres paramètres. Pour ce faire, nous devrons concentrer nos efforts et développer des projets de collaboration touchant des domaines encore inexplorés. Tout ceci sera possible seulement dans le cadre d’un Institut de Recherche en Vision

La télémédecine
La télé-médecine, une technologie nécessaire dans un pays aussi vaste que le nôtre, offre la possibilité de consulter des patients à distance et de poser un diagnostic. Cette technologie de l’avenir pour le secteur de la vision est déjà utilisée avec succès dans d’autres pays comme l’Australie. Le développement de cette nouvelle technologie sera assuré par les dispensateurs de soins en collaboration avec d’autres spécialistes, mais sera possible seulement dans le cadre d’un Institut de Recherche en Vision

3 - L’IMPACT SUR LA RECHERCHE CLINIQUE

Épidémiologie clinique
Nous n’avons pas de réelles statistiques sur les pathologies de la vision  En règle générale, nous transposons les données américaines de façon proportionnelle à notre population. Il est important de noter que les différences entre nos populations sont importantes puisque nos populations autochtones et nos origines diffèrent.

Évaluation des nouvelles technologies
N’ayant aucune structure en place pour évaluer les nouvelles technologies, nous avons été victimes du même type d’abus dont souffrent les pays du tiers monde en matière de promotion et d’utilisation de nouveaux instruments et de nouvelles technologies. Seule une structure de recherche nationale fiable pourra nous donner les moyens d’agir et la crédibilité voulue pour imposer nos conclusions.

Communications
Seule une structure de recherche nationale nous permettra de créer un réseau de communications qui répondra aux besoins des chercheurs dispersée à travers notre vaste pays. Sans ce réseau de communication, nous ne pourrons rassembler la masse critique requise pour la recherche clinique.

4 - IMPACT SUR LA FORMATION DES DISPENSATEURS DE SOINS

La recherche c’est plus que la quête d’information, c’est un état d’esprit et le moteur des gens créatifs.

La recherche au sein des universités
Les départements qui n’offrent pas de facilités de recherches et qui ne font pas les efforts requis au niveau de recrutement sont voués à l’échec. Dans le secteur de la vision il est d’autant plus difficile de créer un milieu propice à la recherche alors que d’autres secteurs s’approprient les fonds et les candidats. La création d’un Institut de la vision pourrait palier à ce problème.

La recherche et la formation des intervenants en santé
La recherche est la pierre angulaire d’accès à la connaissance et à l’enseignement et donc par conséquent à la formation des meilleurs dispensateurs de soins possibles. Nous n’avons qu’à regarder l’impact d’une faculté ou d’une école sur une petite ville pour comprendre que le niveau de qualité des soins est plus élevé.

5 - IMPACT SUR NOS RELATIONS AVEC LE NEI

Dans les années soixante le US National Institut of Health (NIH), comprenant l’importance et la pertinence de regrouper la recherche en vision au sein d’un seul institut, créa le National Eye Institute (NEI). A cause de notre système de santé, le NIH et le NEI considèrent que la recherche en vision au Canada a une vocation particulière. Nous collaborons actuellement quel que peu avec le NEI, mais il est clair que seule la création d’un Institut en Vision nous permettra d’élaborer des projets spécifiques avec le NEI.

ARVO
La Association for Research in Vision and Ophthalmology (ARVO), une association américaine composée de cliniciens et de fondamentalistes dont 400 canadiens, appuie notre demande pour un Institut de la Vision.

Lors du dernier congrès ARVO, plus de 220 papiers et posters canadiens furent présentés et un simple couriel a rassemblé 100 chercheurs canadiens pour une assemblée spéciale.

CONCLUSIONS

Inventer le futur
Le conseil intérimaire de l’ICRS ne doit pas se contenter de réaménager le passé, il doit apporter un souffle nouveau à la recherche en santé de la vision. Il est évident que les administrateurs et académiciens œuvrant dans le domaine de la vision n’ont pas réussi à démontrer notre réelle capacité de recherche et que les organisations privées et fondations n’ont pas déployé les efforts nécessaires pour sensibiliser la population canadienne aux problèmes de santé reliés à la vision.

Nous espérons avoir clairement démontré que le statut actuel de la recherche en vision est inacceptable et que le renouveau innovateur attendu de l’ICRS ne sera pas un simple couronnement du passé.

Table 1 - MEDICAL RESEARCH COUNCIL GRANTS

    93-94 94-95 95-96 96-97 TOTAL
PERSONAL OPERATING GRANTS
  n. GRANTS 58 63 76 79 276
  Grants $ 3 604 039 3 130 691 3 828 121 3 628 370 14 191 221
COLLABORATIVE GRANTS
  n. GRANTS 8 4 9 8 27
  Grants $ 638 931 543 571 834 100 1 319 608 3 336 210
TOTAL
  n. GRANTS 64 67 85 87 303
  Grants $ 4 242 970 3 674 262 4 662 221 4 947 978 17 527 431
Table 1: Number of GRANTS and sums  funded by MRC per fiscal year.
Refer to Annex , MRC Operating Grants for full disclosure of Grants. (Source  AHRIS )

 
Table 2 - NSERC OPERATING GRANTS
  1996 1997 1998 1999
n. Grants 35 105 32 40
Grants $ 827 316 3 545 072 829 463 1 155 359
Table 2: Number of investigators and amounts funed by NSERC annually.
Refer to Annex, NSERC Operating Grants for full disclosure of Grants. (Source: NSERC )  

Top of page / Haut de la page

Table 3 - NSERC COMPOUND ANNUAL SUMS FUNDED FOR 4 YEAR GRANT TERMS

    1996 1997 1998 1999 TOTAL
NSERC
1996
  n. Grants 35 35 35 35  
  Grants $ 827 316 827 316 827 316 827 316  
NSERC
1997
  n. Grants (35)  105 105 105  
  Grants $ (980 000) 3 545 072 3 545 072 3 545 072  
NSERC
1998
  n. Grants (35) (35) 32 32  
  Grants $ (980 000) (980 000) 829 463 829 463  
NSERC
1999
  n. Grants (35) (35) (35) 40  
  Grants $ (980 000) (980 000) (980 000) 1 155 359  
TOTALS
  Grants $ 3 767 316 6 332 388 6 181 851 6 357 210 22 638 765

Table 3: We used the mean grant value multiplied by the minimal number of annual grantees
to approximate  data to compare with  MRC 4 year data. Such values are in brackets.

Top of page / Haut de la page

Table 4 - OPERATING GRANTS FROM OTHER AGENCIES

 
  93-94 94-95 95-96 96-97 TOTAL
FRSQ
  n. GRANTS 4 5 6 6 21
  Grants $ 113 150 99 869 169 948 193 034 576 001
RP FOUNDATION
  n. GRANTS 9 3 6 6 24
  Grants $ 413 664 171 500 318 500 332 730 1 226 394
OTHER SOURCES
  n. GRANTS 20 16 16 14 66
  Grants $ 1 125 123 1 020 426 1 083 618 842 781 4 071 949
COLLABORATIVE GRANTS
  n. GRANTS 2 4 5 5 17
  Grants $ 307 656 1 048 969 1 140 755 1 234 321 3 728 701
TOTAL
  n. GRANTS 35 28 33 32 128
  Grants $ 2 001 893 2 383 064 2 755 121 2 660 866 9 613 045

Number of grants and amounts granted by  other sources than  MRC and NSERC per fiscal year.
Refer to annex , OTHER  OPERATING GRANTS for full disclosure of grants. (Source AHRIS )

Top of page / Haut de la page

Table 5 - FELLOWSHIPS AND TRAINING GRANTS

    93-94 94-95 95-96 96-97 TOTAL
MRC            
  n. awards 39 35 24 27 125
   Grants $ 720 295 530 954 510 279 551 936 2 313 464
OTHERS            
  n. Awards 23 36 32 49 142
  Grants $ 770 786 974 485 1 099 957 1 415 437 4 260 365
TOTAL            
  n. Awards 62 71 56 76 265
  Grants $ 1 490 781 1 505 439 1 610 236 1 967 373 6 573 829

Table 5: number of grants and amounts granted for felloships and training per fiscal year.
Refer to annex , FELLOWSHIPS AND TRAINING GRANTS  for full disclosure of grants. (Source AHRIS )

Table 6 - DISTRIBUTION OF FUNDED VISION RESEARCH IN CANADA

Departments, Schools  96
Universities, Institutions 31
Specialties:   27
Investigators:   232
(Numbers in bracket refer to number of investigators in that particular Department or School)

EASTERN CANADA

Acadia
Psychology

Dalhousie 
Computer Science, Faculty of (DalTech)

Math., Stats. and Computing Science 

Ophthalmology

Psychology    6

Memorial
Computer Science

Psychology   2

Moncton
Psychologie

Mount Allison
Psychology 

Mount Saint Vincent
Psychology

New Brunswick
Faculty of
Computer Science


 

QUÉBEC 

Concordia 
Electrical and Computer  Engineering 

Psychologie    3 

McGill 
Biology       2 

Electrical Engineering 

Neurology and Neurosurgery    3 

Ophthalmology       7 

Physiology 

Psychology     7 

Montréal 
Education physique 

Gnie lectrique & gnie informatiq 

Kinanthropologie 

Ophtalmologie      3 

Optométrie    9 
Orthophonie/audiologie, école d'

Pathologie 

Pédiatrie 

Psychologie     6 

Sciences biologiques    2 

Radiologie

Laval 
Physiologie   2 

Psychologie 

Québec-Trois-Rivières 
Chimie-biologie 

Psychologie 

Sherbrooke 
Mathématiques-informatique 

Ophtalmologie


Top of page / Haut de la page

ONTARIO

Lethbridge 
Psychology 

McMaster 
Biology 

Biomedical Sciences     2 

Computer Science and  Systems 

Kinesiology    2 

Psychology   5 

Ottawa 
Information Technology and Engineering, 

Ophthalmology     3 

Psychiatry 

Queen's 
Physiology 

Psychology     7 

Science 

St. Francis Xavier 
Psychology 

Toronto 
Anatomy   and Cell Biology    2 

Computer Science    2 

ImmunologyandCancerResearch, 

Life Sciences - Scarborough 

 

Mechanical Engineering 
Medicine 

Neurology Hospital (Toronto Western Division) 

Ophthalmology    5 

Pediatrics 

Pharmacology 

Physiology     4 

Psychiatry 

Psychology    8 

Speech Pathology 

Zoology 

Waterloo 
Computer Science 

Electrical & Computer Engineering 

Kinesiology      2 

Optometry     8 

Psychology     4

Western Ontario 
Electrical Engineering 

Physiology/Ophthalmology    2 

Psychology        5 

York 
Computer Science      2 

Psychology       11 


Top of page / Haut de la page

WESTERN CANADA 

Alberta 
Biochemistry 

Biological Sciences   2 

Ophthalmology   2 

Psychology       3 

British Columbia 
Biochemistry and Molecular Biology 

Computer Science     5 

Ophthalmology   6 

Psychology    4 

Calgary 
Anatomy       3 

Biochemistry Medical 

Clinical Neurosciences   2 

 

Computer Science 
Physiology Medical 

Psychology   6 

Regina 
Psychology 

Saskatchewan 
Psychology 

Simon Fraser 
Computing Science     3 

Psychology 

Victoria 
Biology 

Psychology     2 


Top of page / Haut de la page


La version française n'a pas été corrigée par les auteurs. Ainsi, seule la version originale anglaise reflète avec exactitude leur opinion.

Jean Réal Brunette MD
Professeur d'ophtalmologie, Université de Sherbrooke

Martin Steinbach PhD
Professeur, département d'ophtalmologie, Université de Toronto; Professeur, département de Psychologie, Université York

Top of page / Haut de la page